Il existe de nombreuses manières de considérer la vie de notre place d’être humain : une histoire dont la fin est annoncée, une succession de difficultés à affronter, une foison d’opportunités à saisir, une invitation à grandir, une constante culture de la joie et du bonheur ou un peu de tout cela, en fonction de notre humeur, de notre état d’esprit, de notre état intérieur, ou encore de la période traversée.

De même, il est possible d’identifier différentes étapes que nous avons tous à traverser un jour ou l’autre : naître, grandir, devenir adolescent, s’individualiser de sa famille, s’autonomiser, vivre des relations amicales et amoureuses, devenir adulte, accepter de vieillir….

Des interrogations communes pourront alors émerger :

  • Quelle image ai-je de moi ?
  • Quelle confiance ai-je en moi ? et en l’autre ?
  • Suis-je capable de m’aimer ? et d’être aimé(e) ?
  • Que fais-je des lourdeurs et douleurs liées à mon passé pour avancer ?
  • Que fais-je de mes peurs ? y compris ne pas y arriver ? celle d’être rejeté(e), abandonné(e) ?
  • De quelle manière est-ce que je prends soin de moi ?
  • Comment est-ce que je gère la solitude ?
  • Comment est-ce que je réagis face à la difficulté, à la souffrance, au deuil ?
  • Comment est-ce que je considère la mort et quelle attitude aurai-je à son contact ?

 

Certaines périodes de notre passé sont lourdes à porter. Nous ne sommes guère responsable de ce qui s’est déroulé particulièrement durant l’enfance.

Si nous ne portons pas la responsabilité de qui s’est joué durant l’enfance, nous pouvons établir qu’il y a une forme de co-responsabilité dans ce que nous vivons par la suite. En revanche, ce qui est indéniable, c’est que nous sommes totalement responsables de ce que nous faisons, aujourd’hui, de ce passé, pour décider de construire à partir de lui et d’aller de l’avant.

Changer notre regard par rapport à nos interrogations et situations de vie permettra de mieux les vivre. Elles deviennent alors une opportunité pour imaginer, pour découvrir, pour expérimenter d’autres possibles. A l’image de l’abeille qui se cogne contre une vitre alors qu’avec un peu de recul, elle finirait sans doute par trouver une ouverture… il est nécessaire de se distancier des situations difficiles.

Vivre, ce n’est pas attendre que les orages passent, c’est apprendre à danser sous la pluie.

Nous avons toujours une marge de manœuvre, aussi petite soit-elle. Il s’agit de se l’approprier et de l’utiliser pour ne plus rester bloqué dans cette situation, pour sortir de cet état de victime, pour devenir acteur de notre vie.

Quelles que soient les tentatives réalisées, il est primordial d’être toujours fier de chacune des victoires remportées, aussi minimes soient-elles.

Ce sont dans les périodes de profond désarroi, de dépression, de maladie que des pas vers un mieux-être sont effectués, après souvent une phase d’acceptation de cet état.

De plus, nous avons la capacité d’être plus authentique en nous écoutant mieux. En disant « non », lorsque intérieurement tout nous pousse à le faire, même si le risque est de froisser l’autre habitué à des « oui ». Nous pouvons choisir de signifier que l’on a mal, de mettre des limites, d’exprimer ce que l’on ressent et de faire part de nos besoins et souhaits. L’authenticité est la base de tout changement.

Dans une relation, exprimer ce que l’on ne veut plus et ce que l’on souhaite est le meilleur moyen de tendre vers ce qui nous convient.

Nous pouvons nous efforcer de tirer profit de ce qui nous arrive et s’entrainer à relever systématiquement le positif dans toute situation et même l’exprimer…

Le monde n’est peut-être que le reflet de notre regard… La vie est certainement fonction du regard que l’on porte sur elle… Nous ne pouvons changer la vie mais nous pouvons changer notre manière de la regarder.

Nous avons aussi tout loisir de modifier l’impression que nous avons de nous même : est-il préférable d’être laid et de se sentir beau, que d’être beau en ayant l’impression d’être laid ?

Rien ne nous empêche de nous polariser positivement. La meilleure façon de vaincre nos peurs de ne pas y parvenir, est de décider d’agir et de le faire.

Nous pouvons sourire plus souvent, sourire davantage, nous pouvons cultiver la joie et le plaisir qui sont des mannes de bonheur…

C’est de croire fermement que ce n’est pas possible qui limite nos choix, nos actions, nos possibles…

Essayer de dire « oui » plus souvent aux opportunités de la vie peut faire s’opérer la magie.

Même dans les périodes où nous sommes mal, il s’agit déjà de porter attention aux petits bonheurs qui jalonnent l’existence et de promouvoir ces petites choses de la vie qui font sourire le cœur.

Ce sont autant d’occasions d’entrer tout doucement dans une spirale vertueuse. Ce sont, sans doute, les plus beaux débuts de l’amélioration de notre rapport au monde, à soi et aux autres.

Il est parfois difficile d’y parvenir seul et nous pouvons choisir d’y être aidé. C’est ainsi que l’on peut expérimenter des méthodes, trouver des approches, des activités susceptibles de nous aider à aller mieux et/ou solliciter des professionnels de la relation d’aide ou autre….