La Charte européenne de l’Aidant Familial (2007) définissait l’Aidant comme :
« la personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment : vigilance permanente, démarches administratives, accompagnement à la vie sociale, soins, soutien psychologique, activités domestiques, nursing… ».

En France, en 2017, plus de 8 millions de personnes, prennent soin d’un proche au quotidien. 60% d’entre elles, s’ignorent ou ne se considèrent pas comme aidants.
La plupart aident leur parent parce qu’ils sont « le fils » ou « la fille » de…

Le champ d’action est vaste et varié, souvent trop. Nous cumulons alors les rôles : enfants solidaires de parents vieillissants, conjoints actifs auprès du compagnon malade, parents d’enfants différents, amis d’une personne souffrante etc…

Etre aidant, c’est « assurer » sans relâche au jour le jour, s’organiser, chercher les bonnes informations, en avoir marre (de temps en temps seulement) mais parfois aussi s’épuiser dans la durée, trop centré sur l’autre pour s’attarder, un peu, sur soi.

La souffrance, la maladie, la perte d’autonomie et leurs conséquences rendent les relations complexes. Elles nous éloignent de ce qui est bienfaisant pour nous-même et pour l’autre.

Alors comment se préserver et continuer, malgré la difficulté du moment, de partager ce qui nous fait vibrer simplement, côte à côte ?